Infrastructure

    
   

Les municipalités locales ont d'abord été desservies par des égouts unitaires dans lesquels les eaux usées et les eaux de ruissellement étaient recueillies et directement déversées dans la rivière.

Jusqu'à la fin des années 1970, les égouts des nouveaux quartiers permettaient d'évacuer les eaux usées directement dans la rivière Petitcodiac. 

En 1968, la construction du pont-chaussée a provoqué l'envasement et le rétrécissement graduels du lit de la rivière.

En raison des préoccupations environnementales croissantes liées aux eaux usées, diverses études ont été menées pour trouver une solution au volume sans cesse croissant des eaux usées non traitées déversées dans la rivière.

En 1983, la Commission d'épuration des eaux usées du Grand Moncton a été créée par un décret en conseil de la province du Nouveau-Brunswick, avec pour mandat de construire un système de collecteur et une usine de traitement.

L'engagement initial visait la construction d'un système de collecteur d'égouts pour recueillir tous les rejets directs d'eaux usées et les acheminer vers l'usine de traitement, à Riverview.

L'égout collecteur a été construit par tranchée à ciel ouvert, lorsque cela était possible, et par percement de tunnels, dans la partie du centre-ville, autour du rond-point ainsi que pour traverser la rivière.  Il s'agit d'un système qui fonctionne par gravité jusqu'à l'usine de traitement.

Compte tenu de la profondeur, une grande station de pompage souterraine faisant la hauteur d'un immeuble de dix étages a été construite à Riverview afin de pomper les eaux usées vers l'usine de traitement.  Cette station est faite de béton armé avec des parois d'un mètre d'épaisseur. Il a fallu plus de 9 000 mètres cubes d'un mélange spécial de béton. 

La construction de l'usine de traitement, qui a été réalisée en plusieurs étapes, a débuté par la station de pompage principale en 1989.

Les installations de prétraitement — dégrillage et dessablage — ont été construites en 1990 et en 1991.

Le procédé de traitement des eaux usées fait appel à des produits chimiques.  Afin de pouvoir adapter les installations à des procédés de traitement plus sophistiqués, les clarificateurs ont été construits comme des bassins circulaires à une hauteur permettant de les convertir facilement en clarificateurs secondaires. Un deuxième clarificateur a été construit en 1994, puis un troisième en 2002/2003.

Le traitement des eaux usées entraîne la création de sous-produits appelés boues qui, une fois débarrassés de leur eau et traités, sont appelés biosolides. Un grand bâtiment a donc été construit pour abriter les centrifugeuses à grande vitesse, les convoyeurs et les systèmes secondaires.

Un centre d'exploitation, construit en 1994, abrite des bureaux, une salle de commande, des équipements destinés au personnel ainsi qu'un garage d'entretien. Il a été modernisé en 2018 pour créer un plus grand laboratoire, deux bureaux supplémentaires, une salle de conditionnement physique, une pièce pour les dossiers ainsi qu'un atelier de réparation industrielle pour répondre aux besoins liés au Project de modernisations des installations de traitement des eaux usées de 90,4 M$.

Les installations nécessaires à la phase 1 (traitement préliminaire) et à la phase 2 (traitement primaire) ainsi que l'installation de réception des boues ont été construites et mises en service en juillet 2019.

L'installation de réception des boues a été mise en service en 2019; c'est là que commence le procédé de traitement avec le traitement préliminaire. Les camions déchargent les boues, qui passent alors à travers un débitmètre, un piège à roches et un broyer avant d'être lavées sur un convoyeur pour éliminer les matières solids très lourdes. Les boues sont ensuite pompées à partir du rèservoir pour être acheminées vers la chambre d'entrée, en aval des grilles fines, afin d'être intégrées aux eaux usées devant être traitées.

Dans le cadre du traitement préliminaire mise en service en 2019, deux grilles fines nettoyées mécaniquement avec un espacement de 6 mm et un grille à barreaux d'urgence (11 mm entre chaque barreau) ont été installées pour retirer les gros débris comme les roches, les morceaux de bois et de tissue, les produits de papier et les matières plastiques. Ces débris sont alors déversés sur des convoyeurs pour être déposés dans des poubelles. Ils sont ensuite transportés vers un site d'enfouissement sanitaire. Le procédé de dégrillage permet de se débarrasser des gros débris qui pourraient nuire au fonctionnement des pompes, vannes, diffuseurs, etc.  Deux nouveaux dessableurs aérés ont été construits (portant le total à quatre dessableurs aérés en amont des grilles fines) pour éliminer le sable, le gravier, les cendres, et les autres matières non putrescibles, c'est-à-dire les matières inertes possédant une vitesse de décantation supérieure à la plupart des matières organiques.

Quatre noveaux clarificateurs primaires ont été mis en service en 2019. Une fois le procédé biologique complet mis en service, les nouveaux clarificateurs primaires assureront la décantation en aval du bioréacteur ainsi que le traitement amélioré chimiquement pendant les périodes de débit très élevé. Le volume combiné des quatre clarificateurs primaires est de 13 millions de litres, ce qui équivaut à conq piscines olympiques. Les clarificateurs primaires peuvent accueillir des débits allant de 90 à 143 millions de litres par jour, voire davantage avec l'utilisation de coagulants chimiques.

 

© CEUGM, 2014. Tous droits réservés.